Se déplacer en mode (presque) ZD

02/08/2019

Ecrit par Nadège

Se déplacer a un impact conséquent sur l'environnement. On pense évidemment pollution de l'air, sans pourtant bien se rendre compte de son importance : on estime que +/- un tiers des émissions de gaz à effet de serre est dû à la mobilité sous toutes ses formes. Mais il y a également la pollution sonore ; la pollution visuelle des garages et parkings qui s'étendent au détriment d'espaces végétalisés ; et encore la destruction de ressources naturelles et de paysage. Sans parler des embouteillages, qui stressent, énervent et bousillent la santé.

Optimiser les déplacements individuels, c'est soulager nos poumons et la planète !

Des alternatives, il y en a plein. Parfois/souvent, elles sont à "mixer" entre elles, dans ce qu'on appelle une "approche multimodale". Un petit tour d'horizon est proposé ici.

Mais, il ne faut pas oublier que, comme pour n'importe quel déchet, le meilleur déchet atmosphérique est celui qui n'existe pas. Cela implique de se questionner sur l'utilité de son déplacement, de remettre en question le besoin de vouloir être partout tout le temps et en plus d'y être vite, ... bref d'accepter de ralentir.  On y reviendra sur le blog : le concept de slow-living et la pleine conscience méritent un post à part entière !

D'après une infographie du Dr Elliot Fishman - voir article ici


1. La voiture 

Quand on ne peut s'en passer, il est bien sûr important de la choisir selon des critères environnementaux stricts. Il n'est cependant pas simple de s'y retrouver et, en fonction de vos habitudes, le modèle le moins impactant pour vous n'est pas celui du voisin. Et malgré tous les filtres et critères pris en considération, une voiture reste un monstre de pollutions. Raisonnez au maximum vos déplacements motorisés et envisagez l'une de ces solutions alternatives.

  • Vous l'utilisez très souvent ? Pensez au COVOITURAGE. Il existe plusieurs applications, comme le réseau mis en place par l'administration wallonne : ComOn. Il y a également le plus connu BlaBlaCar et puis plein d'autres. Pas évident de s'y retrouver et surtout de trouver le covoitureur idéal, dont le trajet et les horaires collent aux vôtres. L'idéal est de "recruter" parmi ses voisins et collègues.
  • Vous ne l'utilisez pas très souvent ? Pensez à l'AUTOPARTAGE. Un service entre particuliers, une manière de s'entraider (et même de rencontrer ses voisins) et une jolie façon de rentabiliser ce gouffre financier qu'est une voiture. Drivy et CozyCar sont les applications les plus appréciées des usagers.
  • Vous ne l'utilisez vraiment pas très souvent ? Vendez-là ! Passez de l'autre côté du covoiturage ou de l'autopartage ou découvrez Cambio : un super service de voitures partagées, facile, pas cher, qui a fait ses preuves. Seul bémol, il n'y a peut-être pas de stations près de chez vous (mais n'hésitez pas à mobiliser votre quartier et à proposer un site, ils sont demandeurs).

2. Les transports en commun 

Pas toujours évident à utiliser car les horaires, fréquences et itinéraires s'appliquent parfois difficilement à nos propres contraintes. Sans compter que, dans certaines zones, l'offre est clairement rudimentaire. Néanmoins, certaines zones sont extrêmement bien desservies, les tarifs en Belgique restent compétitifs et les histoires de retard sont à nuancer. Pensez au temps perdu dans un embouteillage (en moyenne, 17'34'' perdus chaque jour !) : la voiture n'est pas plus sûre en termes de timing. Et ne vous permet pas de lire ou de faire un petit somme.

  • Bon à savoir : En Province de Liège, en échange de votre plaque d'immatriculation, vous recevez un abonnement TEC gratuit, pour vous et votre ménage, pendant 3 ans!  
  • Les transports en commun à Liège, c'est aussi la navette fluviale

3. Le vélo  

Pas cher, permettant d'entretenir sa forme, rapide et performant sur les petites distances (sur les trajets entre 1 et 7 km, les cyclistes vont en moyenne plus vite que les automobilistes), et, malgré la médiocrité des aménagements cyclables wallons, la pratique du vélo serait moins dangereuse que l'usage de la voiture. Les raisons de s'y mettre ne manquent pas. Sans compter que la pratique quotidienne du vélo rend plus heureux (prouvé par une étude anglaise, mais demandez aux cyclistes autours de vous) ! 

D'ailleurs, le nombre de cyclistes du quotidien ne cesse de grandir. Une communauté de vélotafeurs s'est d'ailleurs créée à Liège. Et tant mieux, car plus on sera, plus il y aura d'aménagements adaptés et sécurisés pour ce type de déplacements doux.

  • Si vous avez peur de vous déplacer dans la circulation majoritairement automobile, pensez aux formations du Gracq. Et profitez des vacances pour vous lancer, prenez vos marques quand, justement, la présence de la voiture se fait moins sentir.
  • Pensez sécurité : casques, lumières, sonnette, mais également freins et pneus... Quand on roule souvent, un bon entretien n'est pas du luxe. 
  • Pensez aussi confort et aspects pratiques : renseignez-vous, il est possible de transporter beaucoup de choses sur un vélo. Et, on peut aussi véhiculer ses enfants en toute sécurité. Autre élément important en Belgique : prévoyez des vêtements de pluie.  
  • Les aménagements ayant tendance à être lacunaires sur certains tronçons, n'hésitez pas à prévoir un peu votre itinéraire. Ça évite d'emprunter des trottoirs, trémies de bus ou escaliers...

4. A pied !

Trop souvent oubliée, la marche à pied est pourtant à la base de tous nos déplacements. C'est LE mode de déplacement le plus respectueux de la planète ! Celui aussi qui nous permet le plus d'interactions avec notre environnement, au sens large. Il induit aussi de prendre davantage son temps... 

Malheureusement, nos espaces publics ne sont pas toujours adaptés aux déplacements piétons, les obstacles sont aussi nombreux (si pas plus) que ceux que rencontrent les cyclistes ! Encore plus, si on se retrouve un jour dans les 37% de la population considérés comme "personne à mobilité réduite" (chaises roulantes, cannes et béquilles, femmes enceintes, aveugles, mal-voyants, sourds et mal-entendants, personnes âgées, ...).